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Réunion de travail

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Les intervenants dans le secteur énergétique au Burundi s’engagent à renforcer la plateforme pour la promotion de l’accès à l’énergie pour tous
Dans une réunion de travail organisée vendredi le 8 avril 2022 à Bujumbura par BUREA (Burundi Renewable Energy Association), les participants se sont convenus de renforcer leur plateforme pour la promotion de l’accès à l’énergie propre pour tous.
Une vingtaine de personnes venues des institutions étatiques actives dans le secteur de l’énergie, des organisations partenaires et des associations qui œuvrent dans le domaine des énergies ont participé à cette séance.
A l’ouverture de la réunion, Théodore Kwigize, Représentant Légal de BUREA, a dit aux participants que la séance a été organisée en collaboration avec GET.invest Burundi, pour « renforcer la plateforme des différents intervenants dans le secteur de l’énergie afin que chaque acteur comprenne et joue pleinement son rôle dans la promotion et l’accès aux énergies renouvelables ».
Il a fait remarquer que le niveau d’électrification nationale reste faible, soit 9.1 % contre une moyenne de 44 % en Afrique subsaharienne.
« BUREA en collaboration avec GET.invest qui appuie les efforts dans le développement du secteur énergétique à travers le monde, vous a invités dans cette réunion de travail pour analyser ensemble les défis énergétiques et les opportunités en cours au Burundi afin de tenter de contribuer à une solution durable au déficit énergétique auquel le pays fait face actuellement », a-t-il souligné.
Dans son exposé sur « les défis énergétiques et les opportunités en cours au Burundi », le Secrétaire Général de BUREA, Donatien Nzokira, est revenu sur le déficit énergétique au Burundi et a invité les participants à s’y investir davantage, dans le cadre de leurs compétences pour inverser la tendance, notamment en renforçant la plateforme pour la promotion de l’accès à l’énergie propre pour tous.
Quelques défis relevés
Les participants ont appris qu’il y a un cadre légal qui promeut le secteur énergétique. A travers l’exposé, ils ont compris qu’il y a une loi ainsi que des décrets qui favorisent les investissements dans ce secteur.
Malheureusement, les membres de certaines associations ont indiqué que ces textes ne sont pas suffisamment vulgarisés et ont voulu savoir où ils pouvaient trouver ces textes. Les participants à la session qui avaient représenté la structure de régulation du secteur énergétique ont alors révélé les sites web où ces textes peuvent être retrouvés.
Un représentant de l’ONG italienne AVSI dans la séance a également parlé d’un cadre réglementaire encourageant mais qui reste « lacunaire ».
AVSI est membre d’un consortium avec l’ONG NCA dans le projet UMUCO W’ITERAMBERE lancé le 6 octobre 2020 et financé par l’Union Européenne.
Ce programme vise l’installation des infrastructures et des outils pour la fourniture de l’énergie solaire (des mini réseaux solaires, des kits solaires, etc.) et des foyers améliorés pour une cuisson propre. Deux autres consortia ont également été formé pour la mise en œuvre de ce projet. Il s’agit du consortium PNUD/FAO et du consortium LVIA/GVC et ICU.
« Le cadre réglementaire est encourageant dans certains domaines, mais par rapport à l’importation des kits solaires pour l’électrification off-grid, ici la réglementation n’est pas encore totalement ouverte vers le projet, » a insisté le représentant de l’ONG AVSI pendant la réunion.
Des opportunités
Malgré les défis rencontrés, des opportunités sont là. Il y a d’abord l’existence d’un cadre d’échanges appelé Groupe de Travail Sectoriel Energie où toutes les parties prenantes se rencontrent pour échanger sur le secteur.
A partir de cette année (2022), le chef de file de ce groupe de travail est la Banque Mondiale.
« Ce groupe de travail vient d’être créé pour assurer l’efficacité des actions entre le gouvernement et ses partenaires au développement. Notre but est d’impliquer tous les acteurs clés pour atteindre l’accès universel à l’énergie, » a indiqué un représentant de la Banque Mondiale dans cette réunion, ajoutant que l’objectif est d’atteindre l’accès universel à l’énergie au Burundi d’ici 2040.
Il a invité BUREA à participer activement dans ce groupe de travail. Selon lui, la prochaine séance du Groupe de Travail Sectoriel Energie est prévue le 28 avril 2022.
« Nous invitons BUREA à être proactif comme le fait l’association qui assure l’interface entre le gouvernement de la RD Congo et les autres intervenants », a-t-il dit en considérant l’exemple congolais comme un « success story ».
Ce représentant de la Banque Mondiale a également parlé d’autres opportunités de financement du secteur privé et des formations dans le secteur énergétique.
D’autres projets de fourniture d’énergie existent au Burundi. Il s’agit notamment du projet « Soleil-Nyakiriza » financé par la Banque Mondiale qui a été lancé le 25 juin 2021.
Des barrages hydro-électriques sont également en construction pour essayer de combler le déficit énergétique. C’est notamment le barrage de Jiji-Murembwe, Kaburantwa, Mpanda, Ruzibazi et des barrages hydro-électriques régionaux de Ruzizi III et Rusumo.
Le Burundi possède actuellement un potentiel de 300 MW économiquement exploitables, mais pratiquement, il n’a que quelques 84 MW.
Avec un besoin estimé à 519 MW à l’horizon 2040, ceci signifie que d’autres sources d’énergies doivent être explorées.
Au terme de cette réunion, les participants se sont engagés à renforcer la plateforme pour la promotion de l’accès à l’énergie propre pour tous.
Ils se sont également engagés à diffuser l’information dans le secteur des énergies renouvelables depuis le montage des projets jusqu’à l’acquisition des résultats et impacts.
BUREA va créer une fenêtre sur son site web où les intervenants posteront des idées et recommandations dans le secteur des énergies renouvelables.
La prochaine rencontre avec les intervenants dans le secteur est projetée au mois de juin 2022 pour évaluer la mise en œuvre des engagements.
Les participants ont également suivi quelques diapositives sur ce qu’est GET.invest Burundi, ses activités et ses objectifs. Un consultant de GET.invest Burundi, en l’occurrence Stanislas Niyonzima, était par ailleurs présent dans la salle et a promis de fournir plus de détails et de connexions sur ce partenaire à ceux qui les voudront.
En clôturant la réunion, le Représentant Légal de BUREA a précisé que BUREA dont le site web est www.burea.bi s’engage à continuer de servir d’interface entre le gouvernement et d’autres intervenants dans le secteur.
FIN

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